Anterior cruciate ligament (ACL) tear is a common injury, and accurate and inaccurate medical information is readily accessible on social media platforms. We sought to assess the quality of rehabilitation exercise videos available on TikTok regarding ACL tears. We used the keywords "ACL rehab exercises" to search the TikTok database, and we reviewed the first 113 videos. We retrieved information such as the number of views and likes for statistical analysis. We considered 2 types of users: general users and health care professionals. We included videos with a subject about a rehabilitation exercise for ACL tears and in the English language. We excluded videos that were duplicates and that followed a TikTok trend. Two raters assessed the quality of videos with the Modified DISCERN (mDISCERN) instrument and the ACL Exercise Education Score (AEES). A third author resolved any disagreement. We calculated descriptive statistics and used the Mann-Whitney test for nonparametric samples to compare the quality of content between groups. We included 106 TikTok videos in the analysis. Fifty-five videos were created by general users and 51 videos by health care professionals. Videos by general users had significantly more likes (57 700 v. 788, p = 0.02). The overall quality of videos was poor, according to the mDISCERN instrument (score 1.99 ± 1.18), although health care professionals had significantly better-quality videos (score 3.10 ± 0.04) than general users (score 0.96 ± 0.09) (p < 0.001). Significance was similar with the mean AEES (score 7.62 v. 4.85, p = 0.002). Although health care professionals produced better-quality videos than general users, they were not the main producers of content in this study. Moreover, the overall quality and reliability of all the videos included in this study was poor. We encourage health care professionals to create a greater number of videos that contain quality information and that fit the TikTok format. La déchirure du ligament croisé antérieur (LCA) du genou est une blessure fréquente, et de l’information médicale exacte et inexacte sur ce sujet est facilement accessible sur les divers médias sociaux. Nous avons voulu évaluer la qualité des vidéos portant sur des exercices de réadaptation offertes sur TikTok pour les déchirures du LCA. Nous avons utilisé les mots clés « ACL rehab exercises » (exercices de réadaptation pour le LCA) pour faire une recherche dans la base de données de TikTok et avons passé en revue les 113 premières vidéos. Nous avons récupéré des renseignements tels que le nombre de vues et de mentions « j’aime » aux fins d’analyse statistique. Nous avons pris en considération 2 types de personnes utilisatrices, à savoir la population générale et les professionnels et professionnelles de la santé. Nous avons inclus des vidéos dont le sujet portait sur un exercice de réadaptation pour les déchirures du LCA en anglais. Nous avons exclu les vidéos en double et celles qui suivaient une tendance TikTok. Deux personnes ont évalué la qualité des vidéos à l’aide de l’outil DISCERN modifié (mDISCERN) et de l’échelle ACL Exercise Education Score (AEES). Une troisième personne tranchait en cas de désaccord. Nous avons calculé les statistiques descriptives et avons utilisé le test de Mann–Whitney pour les échantillons non paramétriques afin de comparer la qualité du contenu entre les groupes. Nous avons inclus 106 vidéos TikTok dans l’analyse; 55 ont été créés par la population générale et 51 ont été créées par des professionnels et professionnelles de la santé. Les vidéos créées par la population générale ont reçu beaucoup plus de mentions « j’aime » (57 700 c. 788, p = 0,02) que celles créées par les professionnels et professionnelles de la santé. La qualité globale des vidéos était faible selon le résultat obtenu au moyen de l’outil mDISCERN (score de 1,99 ± 1,18), bien que les professionnels et professionnelles de la santé aient mis en ligne des vidéos de bien meilleure qualité (score de 3,10 ± 0,04) que la population générale (score de 0,96 ± 0,09) (p < 0,001). La signification du score AEES moyen était semblable (7,62 c. 4,85, p = 0,002). Bien que les professionnels et professionnelles de la santé produisent des vidéos de meilleure qualité que la population générale, ils et elles ne constituaient pas les principales personnes productrices de contenu dans cette étude. En outre, la qualité et la fiabilité globales de toutes les vidéos comprises dans cette étude étaient faibles. Nous encourageons les professionnels et professionnelles de la santé à créer davantage de vidéos contenant de l’information de qualité dans un format compatible avec TikTok.
Surgeon case conferences (SCCs) involve same-phenotype surgeons (i.e., surgeons who perform similar procedures such as orthopedic or vascular surgeons) meeting to discuss upcoming consecutive cases; other specialties are excluded to ensure a focus on surgical considerations. Given that some studies found that SCCs sometimes led to treatment plan changes among patients with gastrointestinal malignancies, we sought to test SCCs in vascular surgery. A pre-study workshop with researchers and vascular surgeons at a single institution produced relevant SCC elements, including the decision to focus on aortic procedures; definitions of major (e.g., convert from open to endovascular approach) and minor (e.g., additional preoperative testing) treatment changes; and an aortic SCC form. The form facilitated collection of data related to the initial treatment plan, the consensus treatment plan, and a description of treatment plan changes. During subsequent SCCs, for each patient, the primary surgeon presented their initial treatment plan, a confidence score for this plan (on a Likert scale of 1 to 5, from no to high confidence), and patient details. Subsequent group discussion produced a consensus treatment plan and a description of any plan changes. Study outcomes included rates of major and minor change from the primary surgeon's initial plan to the consensus plan, and confidence scores for patients with and without a plan change. Six vascular surgeons from a single academic hospital with a high procedure volume reviewed 100 consecutive patients during 33 aortic SCCs over a 10-month period. The rate of change from initial to consensus treatment plans was 39%. Rates of major and minor changes were 10% and 29%, respectively. Patient and treatment measures were similar for patients with and without a treatment change. Confidence scores for initial treatment plans were similar for patients with and without a change (median score 4 and 5, respectively; p = 0.09). A structured SCC changed 39% of primary vascular surgeons' initial treatment plans related to aortic procedures, even though confidence scores in initial treatment plans were similar for patients with and without changes. Our results suggest that vascular surgeons should seek structured input from colleagues for all patient cases not just those they perceive as challenging. Les conférences de cas chirurgicales (CCC) réunissent des chirurgiens et chirurgiennes qui ont une pratique similaire — autrement dit, qui réalisent des interventions semblables, comme des chirurgies orthopédiques ou des chirurgies vasculaires — pour discuter des opérations programmées dans leur ordre consécutif. Les autres spécialités en sont exclues afin que ces réunions restent concentrées sur des considérations chirurgicales. Certaines études ont montré que, dans des cas de tumeurs malignes gastro-intestinales, les CCC entraînent parfois des modifications du plan de traitement; nous avons donc voulu les essayer en chirurgie vasculaire. Avant notre étude, un atelier regroupant des chercheuses et chercheurs ainsi que les chirurgiennes et chirurgiens vasculaires d’un même établissement nous a permis de cerner des éléments pertinents pour nos CCC, notamment la décision de nous focaliser sur les interventions aortiques, de définir les modifications thérapeutiques majeures (p. ex., passer d’une intervention ouverte à une intervention endovasculaire) et mineures (comme des examens préopératoires supplémentaires) et de créer un formulaire de CCC pour les cas aortiques. Ce formulaire a facilité la collecte des données liées au plan de traitement initial, au plan de traitement consensuel et à la description des modifications apportées. Lors des CCC subséquentes, pour chaque personne à opérer, le chirurgien principal ou la chirurgienne principale présentait son plan de traitement initial avec l’indice de confiance qu’il lui attribuait (sur une échelle de Likert allant de 1 pour « aucune confiance » à 5 pour « grande confiance ») et les renseignements cliniques pertinents. Une discussion de groupe permettait ensuite d’élaborer un plan de traitement consensuel et de décrire tout changement apporté au plan initial. Les paramètres étudiés incluaient les pourcentages de modifications majeures et mineures entre le plan initial du chirurgien principal et le plan consensuel, ainsi que les indices de confiance attribués aux interventions faites avec et sans changement du plan de traitement. Au cours de 33 CCC portant sur des chirurgies aortiques, 6 chirurgiens et chirurgiennes vasculaires d’un même hôpital universitaire à fort volume chirurgical ont étudié successivement les cas de 100 personnes à opérer sur une période de 10 mois. Le pourcentage de changement entre le plan de traitement initial et le plan de traitement consensuel était de 39 %, soit 10 % de modifications majeures et 29 % de modifications mineures. Les caractéristiques cliniques et les mesures thérapeutiques étaient similaires, qu’il y ait eu ou non modification du plan de traitement. Les indices de confiance associés aux plans initiaux restaient semblables dans les 2 groupes (médianes respectives de 4 et 5; p = 0,09). Bref, en chirurgie vasculaire, la CCC structurée a entraîné des changements dans 39 % des plans de traitement initiaux pour des interventions aortiques, et cela, même si les indices de confiance liés à ces plans initiaux restaient comparables, que les plans de traitement aient changé ou non. Nos résultats suggèrent que les chirurgiens et chirurgiennes vasculaires devraient solliciter l’avis structuré de leurs pairs pour tous les cas, et non pas seulement pour ceux qu’ils perçoivent comme complexes.
We sought to perform a bibliometric analysis of all papers published in the Canadian Journal of Surgery (CJS) since its indexing in 1968 to identify meaningful contributions and trends in publication, and thus an overview of its influence in the field. Bibliometric data from all articles published in CJS between Jan. 1, 1968, and Dec. 31, 2024, were extracted from the Web of Science Core Collection database. Descriptive and visual bibliometric analysis were performed using Bibliometrix and VOSViewer software, respectively. Excluding meeting abstracts, 6524 articles were published in CJS during the 57-year study period. The average age of these items was 28 years, with an average citation rate per item of 9.61 and an annual growth rate of 0.69%. Most of these items were original studies (n = 4594 [70.4%]) from Canadian centres (n = 3207 [49.2%]). Twenty-nine classic-cited papers were identified. Bibliometric analysis helps to identify trends in research and sharpen the focus of the readership of CJS by highlighting what makes specific articles more citable and important in advancing the literature. The characteristics of the most cited papers include novelty, generalizability across surgical disciplines, and genuine applicability to surgical practice. The most productive countries, provinces, institutions, authors, and topics were identified. CJS remains an important part of Canadian surgical discourse through its continued dissemination of quality research across Canada and beyond. Nous avons voulu effectuer une analyse bibliométrique de tous les articles publiés dans le Journal canadien de chirurgie (JCC) depuis son indexation en 1968 pour repérer les contributions importantes et les tendances en matière de publication afin d’obtenir une vue d’ensemble de son influence dans le domaine. Nous avons extrait de la base de données Web of Science Core Collection les données bibliométriques de tous les articles publiés dans le JCC entre le 1er janvier 1968 et le 31 décembre 2024. Nous avons effectué des analyses bibliométriques descriptive et visuelle au moyen de Bibliometrix et du logiciel VOSViewer, respectivement. Au total, 6524 articles, à l’exclusion des résumés de réunion, ont été publiés dans le JCC au cours de la période d’étude de 57 ans. L’âge moyen de ces articles était de 28 ans; le taux de citation moyen par article était de 9,61 et le taux de croissance annuelle, de 0,69 %. La plupart de ces articles étaient des études originales (n = 4594 [70,4 %]) menées par des centres canadiens (n = 3207 [49,2 %]). Nous avons dénombré 29 articles classiques. L’analyse bibliométrique permet de cerner les tendances en matière de recherche et de renforcer l’intérêt du lectorat du JCC en soulignant ce qui fait en sorte que des articles spécifiques seront grandement cités et feront avancer la littérature de manière considérable. Parmi les caractéristiques des articles les plus cités, mentionnons la nouveauté, la généralisabilité s’appliquant à diverses disciplines chirurgicales et l’applicabilité réelle à l’exercice de la chirurgie. Nous avons repéré les pays, les provinces, les établissements, les auteurs et autrices, ainsi que les sujets les plus productifs. Le JCC demeure un élément important du discours chirurgical canadien grâce à sa dissémination continue de recherches de qualité au Canada et au-delà.
There is currently no national total shoulder arthroplasty (TSA) database in Canada. As a first step toward a national registry, a regional shoulder database was initiated in 2017. In this study, we describe the implementation of and initial findings from the shoulder database and patient-reported outcomes program. The registry is intended to capture all shoulder arthroplasty procedures in the province of Manitoba and includes surgeon-reported operative details and data on patient-reported outcome measures (PROMs). Every surgeon submits data. We included primary and revision procedures performed since 2017 in the retrospective case series study. We assessed registry coverage by the rate of return of surgeon-completed operative forms and patient-reported outcomes questionnaires, respectively. We determined the incidence of revision by the number of primary procedures linked to a revision within 1 year of surgery. A total of 1044 TSA procedures occurred during the study period. Overall, 65.0% were anatomic (n = 679) and 35.0% were reverse TSA procedures (n = 365). Of the 1044 surgeries that took place, the capture rate was 92.0% (n = 960) for operative data. The capture rate for PROM questionnaires was 78.6% preoperatively and 65.8% postoperatively. Four primary procedures were linked with a revision within 1 year of surgery (0.4%). The most frequent diagnosis reported was degenerative arthritis (n = 558/817). High satisfaction (n = 569/636) and improved joint-specific and general quality-of-life PROMs were reported at 1 year. The provincial shoulder database demonstrates the early stages of a registry, which contains useful, granular data and is an opportunity to fill an important gap in Canadian arthroplasty data. Il n’existe actuellement pas de base de données nationale sur les arthroplasties totales de l’épaule (ATE) au Canada. Une base de données régionale sur l’épaule a été mise en place en 2017 afin de servir de première étape à un registre national. Dans la présente étude, nous décrivons la mise en œuvre de la base de données sur l’épaule et d’un programme de résultats rapportés par la patientèle ainsi que les premiers résultats relatifs à ces initiatives. Le registre a pour objectif d’enregistrer toutes les arthroplasties de l’épaule effectuées au Manitoba ainsi que les détails relatifs à l’intervention chirurgicale rapportés par le chirurgien ou la chirurgienne et les données relatives aux mesures des résultats déclarés par les patients et patientes (MRDPP). Chaque chirurgien ou chirurgienne soumet ses données. Nous avons inclus dans cette étude de série de cas rétrospective les chirurgies primaires et de révision effectuées depuis 2017. Nous avons évalué la couverture du registre au moyen du taux de retour des formulaires d’intervention chirurgicale remplis par les chirurgiens et chirurgiennes et des questionnaires sur les résultats déclarés par la patientèle, respectivement. Nous avons déterminé l’incidence des chirurgies de révision au moyen du nombre de chirurgies primaires liées à une révision dans l’année suivant l’intervention chirurgicale. Au total, 1044 ATE ont été effectuées au cours de la période de l’étude. En tout, 65,0 % de celles-ci ont été réalisées au moyen d’une prothèse anatomique (n = 670) et 35,0 %, avec une prothèse inversée (n = 365). Parmi les 1044 interventions réalisées, le taux de saisie de données relatif à l’intervention chirurgicale était de 92,0 % (n = 960), et celui relatif aux questionnaires de MRDPP était de 78,6 % avant l’intervention et de 65,8 % après celle-ci. Quatre chirurgies primaires ont été liées à une révision dans l’année suivant l’intervention (0,4 %). Le diagnostic le plus souvent mentionné était l’arthrose (n = 558/817). On a noté une satisfaction élevée (n = 569/636) ainsi qu’une amélioration des MRDPP quant à l’articulation visée et de la qualité de vie en général 1 an après l’intervention chirurgicale. La base de données provinciale sur l’épaule constitue l’un des stades précoces d’un registre; elle contient des données granulaires et utiles et constitue une occasion de combler un besoin important quant aux données canadiennes sur l’arthroplastie.
Gunshot injuries are a major cause of morbidity and mortality, and evidence shows that violent crimes increased during the COVID-19 pandemic. The aim of this study was to investigate the impact of the pandemic on the prevalence of gunshot injuries and to analyze the demographic characteristics of patients with gunshot injury at a level-1 trauma centre. We conducted a retrospective analysis from April 2018 to February 2023. We collected demographic information, injury type, weapon involved, and mechanism of injury. We examined the annual incidence of gunshot injuries to assess the potential influence of COVID-19-related public health measures on rates of violent injury. We identified 158 patients with gunshot injury. The mean age of patients was 35 (range 18 to 78) years, and 9% were women. Seventy percent were homicide attempts, 8% were suicide attempts, and 20% were unspecified. Weapons used included low-velocity handguns (78%) and hunting rifles (7%), and the remainder were unspecified. There were no injuries from military or other high-velocity firearms. Emergency department patients with hemodynamic shock (18%) were 7.5 times more likely to die before discharge than stable patients (29% v. 4%). Gunshot injuries significantly increased by 52% during the COVID-19 period compared with the baseline period (p = 0.03). After the COVID-19 period, injuries significantly decreased (p = 0.048), returning to levels statistically indistinguishable from the baseline period (p = 0.7). Seasonal variation analysis confirmed significant peaks during the summer and early autumn months. This study highlights the impact of the COVID-19 pandemic on gun violence, with a significant increase in the number of firearm injury victims during this period. Our findings show a return to prepandemic baseline levels in 2022. Les blessures par balle sont une importante cause de morbidité et de mortalité, et les données probantes indiquent une hausse des crimes violents durant la pandémie de COVID-19. La présente étude visait à évaluer l’effet de la pandémie sur la prévalence des blessures par balle, ainsi qu’à analyser les caractéristiques démographiques des personnes qui présentent ce type de blessure dans un centre de traumatologie primaire. Nous avons procédé à une analyse rétrospective couvrant la période d’avril 2018 à février 2023. Nous avons recueilli les données suivantes : renseignements démographiques, type de blessure, arme utilisée et mécanisme de la blessure. Nous avons étudié l’incidence annuelle des blessures par balle afin d’évaluer l’effet potentiel des mesures de santé publique liées à la COVID-19 sur le taux de blessures liées à la violence. Nous avons recensé 158 personnes blessées par arme à feu. Leur âge moyen était de 35 ans (plage de 18 à 78 ans), et 9 % d’entre elles étaient des femmes. Soixante-dix pour cent de ces blessures résultaient d’une tentative d’homicide, 8 % d’une tentative de suicide, et 20 % étaient d’origine non précisée. Les armes utilisées consistaient principalement en armes de poing basse vitesse (78 %) et en fusils de chasse (7 %), les autres étant d’un type non précisé. Aucune blessure ne résultait d’une arme militaire ou d’une autre arme à feu haute vitesse. Les personnes en état de choc hémodynamique (18 %) au service d’urgence étaient 7,5 fois plus susceptibles de mourir avant de recevoir leur congé que les personnes hémodynamiquement stables (29 % c. 4 %). Le nombre de blessures par balle a augmenté de 52 % durant la période de la COVID-19 par rapport à la période de référence (p = 0,03). Après la pandémie, ce nombre a significativement diminué (p = 0,048), revenant à un niveau statistiquement indiscernable de celui d’avant la pandémie (p = 0,7). L’analyse de la variation saisonnière a confirmé des pics importants durant l’été et au début de l’automne. Cette étude met en lumière l’effet de la pandémie de COVID-19 sur la violence par arme à feu, avec une hausse importante du nombre de victimes de blessures par balle durant cette période. Nos résultats montrent un retour aux valeurs de référence prépandémiques en 2022.
To address the increasing demand and backlog of joint replacements, integrated ambulatory care centres (IACs) are being introduced as a public-private partnership in certain areas of Canada. We sought to assess the safety, effectiveness, and sustainability of an IAC for performing hip, knee, and shoulder replacements and to compare patient outcomes between an IAC and a public hospital. We conducted a retrospective analysis of patients who underwent elective arthroplasty surgery at an IAC between Feb. 1, 2023, and Mar. 28, 2024. We matched patients on age, body mass index (BMI), and sex to patients having outpatient surgery at a partner hospital during that same period. The primary outcome was unexpected emergency department (ED) encounters within 1 week of surgery. Secondary outcomes included failure to discharge on the day of surgery, 90-day reoperation rate, and patient-reported outcome measures (PROMs), including the Oxford Hip Score (OHS), Oxford Knee Score (OKS), and Patient-Reported Outcome Measurement Information System (PROMIS) scores. We included 600 patients who underwent arthroplasty procedures at an IAC (282 hips, 282 knees, and 36 shoulders). The cohort included 318 females and 282 males, with a mean age of 66 years and a mean BMI of 28.7. Of the 600 patients, 16 (2.7%) had an unexpected ED encounter within 7 days, with 2 (0.3%) patients requiring 24-hour admission. At 90 days, 2 (< 1%) patients required admission for reoperation. In the matched cohort of 234 patients, there were no significant differences in unexpected ED encounters at 7 days (3% for IAC v. 5% for public hospital, p = 0.2). The mean improvement in OHS, OKS, and PROMIS (physical) scores was 17.6 (standard deviation [SD] 10.7), 13.1 (SD 11.2), and 8.8 (SD 7.3), respectively, in the IAC group, and 16.1 (SD 12.7), 8.5 (SD 8.9), and 6.2 (SD 7.0), respectively, in the public hospital group. An IAC for joint replacement is a safe and effective model of improving access for patients requiring joint replacement surgery, with no negative effect on subsequent ED encounters or patient-reported outcomes. Afin de répondre à la demande croissante de remplacements articulaires et de diminuer l’arriéré, des centres de soins ambulatoires intégrés (SAI) ont entamé un partenariat public–privé dans certaines régions du Canada. On avait pour but d’évaluer l’innocuité, l’efficacité et la durabilité des arthroplasties de la hanche, du genou et de l’épaule dans les centres de SAI, et de comparer leurs résultats à ceux des hôpitaux publics. On a effectué une analyse rétrospective des cas d’arthroplastie non urgente effectuée dans un centre de SAI entre le 1er février 2023 et le 28 mars 2024. On a assorti les cas en fonction de l’âge, de l’indice de masse corporelle (IMC) et du sexe à des cas de chirurgie ambulatoire dans un hôpital partenaire au cours de la même période. Le résultat principal était les visites imprévues au service d’urgence dans la semaine suivant la chirurgie. Les résultats secondaires comprenaient le délai du congé le jour de la chirurgie, le taux de réintervention dans les 90 jours et les mesures des résultats déclarés par les patients et patientes, y compris le score de hanche d’Oxford (SHO), le score du genou d’Oxford (SGO) et le score Patient-Reported Outcome Measurement Information System (PROMIS). On y comptait 600 personnes ayant subi une arthroplastie dans un centre de SAI (282 hanches, 282 genoux et 36 épaules). La cohorte comprenait 318 femmes et 282 hommes, dont l’âge moyen était de 66 ans avec un IMC moyen de 28,7. Parmi les 600 personnes, 16 (2,7 %) d’entre elles ont fait une visite imprévue au service d’urgence dans les 7 jours suivant l’opération, et 2 (0,3 %) ont dû être admises pendant 24 heures. Après 90 jours, 2 personnes (< 1 %) ont dû être admises pour une réintervention. Dans la cohorte appariée de 234 personnes, on n’a établi aucune différence d’importance dans les cas de visites imprévues au service d’urgence après 7 jours (3 % pour les centres de SAI c. 5 % pour les hôpitaux publics, p = 0,2). L’amélioration moyenne du SHO, du SGO et du score PROMIS (physique) était de 17,6 (écart type [ÉT] 10,7), de 13,1 (ÉT 11,2) et de 8,8 (ÉT 7,3), respectivement, pour le groupe des centres de SAI, et de 16,1 (ÉT 12,7), de 8,5 (ÉT 8,9) et de 6,2 (ÉT 7,0), respectivement, pour le groupe des hôpitaux publics. Aux fins des remplacements articulaires, les centres de SAI sont un modèle sûr et efficace pour améliorer l’accès aux chirurgies de remplacement articulaire, et ne posent aucun effet négatif sur les visites subséquentes au service d’urgence ni sur les résultats déclarés par les patients et patientes.
In this study, we sought to characterize the epidemiologic features of trauma in Eeyou Istchee and describe outcomes for patients referred to our institution. Our primary objectives were to better define the regional burden of injury, identify potentially hidden trauma mortality, and explore opportunities for injury prevention and trauma system optimization in this unique setting in northern Quebec. We conducted a retrospective review of our institutional trauma registry, identifying all trauma patients transferred to the Montreal General Hospital from Eeyou Istchee between 2012 and 2022. We extracted and analyzed patient demographics, mechanisms of injury, and outcomes. We also reviewed the coroner's reports for all trauma-related deaths in Eeyou Istchee over the same period. We used descriptive statistics for analysis. A total of 587 patients (aged 18 to 91 yr) were transferred, including 353 males (60.1%) and 234 females (39.9%). The highest number of transfers (n = 84, 14.3%) occurred in 2022. The most common mechanisms of injury were blunt trauma (n = 228, 38.8%) and falls (n = 163, 27.8%). We also observed motor vehicle collisions (n = 103, 17.5%) and penetrating trauma (n = 50, 8.5%), while 17 cases (2.9%) involved other mechanisms, and 26 (4.4%) were of unknown origin. Assault was reported by 211 (35.9%) patients. Of all patients, 146 (24.9%) were admitted, and 441 (75.1%) were discharged from the emergency department. Computed tomography was performed for 376 patients (85.3%), among whom 222 (59.0%) patients had no injuries identified. Coroner data identified 82 trauma-related deaths, including 61 males (74.4%) and 21 females (25.6%). Motor vehicle collisions were the most common cause of death (n = 23, 28.0%). The trauma-related mortality rate in Eeyou Istchee was 47.8 per 10 000 population, compared with 27.8 per 10 000 in the rest of Quebec, yielding a relative risk of 1.72. There is a marked disparity in trauma-related mortality between Eeyou Istchee and the rest of Quebec, with motor vehicle collisions representing the leading cause of trauma death. Strengthening partnerships with local communities in Eeyou Istchee is essential to enhance awareness, promote injury prevention, and improve trauma system effectiveness in the region. : Dans cette étude, nous avons cherché à cerner les caractéristiques épidémiologiques des traumas à Eeyou Istchee et à décrire les issues de ces traumas chez la patientèle dirigée vers notre établissement. Nos principaux objectifs consistaient à mieux connaître le fardeau régional des traumas, à déceler une mortalité par trauma possiblement occultée, ainsi qu’à explorer les possibilités en matière de prévention des blessures et d’optimisation du système de traumatologie dans le contexte particulier du Nord québécois. : Nous avons procédé à une revue rétrospective de notre registre institutionnel de traumatologie pour recenser toutes les victimes de traumas transférées de Eeyou Istchee à l’Hôpital général de Montréal entre 2012 et 2022. Nous avons extrait et analysé les données relatives aux caractéristiques démographiques, aux mécanismes de blessure, ainsi qu’aux issues. Nous avons également examiné les rapports du coroner concernant tous les décès liés à des traumas survenus à Eeyou Istchee durant la même période. Notre analyse reposait sur des statistiques descriptives. : Au total, 587 personnes (âgées de 18 à 91 ans) provenant d’Eeyou Istchee ont été transférées à notre établissement, dont 353 hommes (60,1 %) et 234 femmes (39,9 %). Le plus grand nombre de transferts a été recensé en 2022 (n = 84, 14,3 %). Les mécanismes de blessure les plus fréquents étaient les traumas contondants (n = 228, 38,8 %) et les chutes (n = 163, 27,8 %). Nous avons également observé des collisions de véhicules automobiles (n = 103, 17,5 %) et des traumas pénétrants (n = 50, 8,5 %); 17 cas (2,9 %) relevaient d’autres mécanismes traumatiques, et 26 cas (4,4 %) étaient d’origine inconnue. Des agressions avaient été signalées par 211 personnes (35,9 %). Sur l’ensemble des personnes transférées, 146 (24,9 %) ont été hospitalisées et 441 (75,1 %) ont reçu leur congé du service d’urgence. Un examen de tomodensitométrie a été réalisé chez 376 personnes (85,3 %); chez 222 (59,0 %) d’entre elles, aucune lésion n’a été décelée. Les données du coroner ont révélé 82 décès liés à des traumas, dont 61 touchaient des hommes (74,4 %), et 21, des femmes (25,6 %). Les collisions de véhicules automobiles constituaient la cause de décès la plus fréquente (n = 23, 28,0 %). Le taux de mortalité liée aux traumas à Eeyou Istchee s’élevait à 47,8 pour 10 000 personnes, comparativement à 27,8 pour 10 000 dans le reste du Québec, ce qui correspond à un risque relatif de 1,72. : Il existe une disparité marquée quant à la mortalité liée aux traumas entre Eeyou Istchee et le reste du Québec, où les collisions de véhicules automobiles sont la principale cause de décès. Le renforcement des partenariats avec les communautés d’Eeyou Istchee est essentiel pour améliorer la sensibilisation, promouvoir la prévention des blessures et renforcer l’efficacité du système de traumatologie dans la région.
The Innovation and Entrepreneurship in Surgical Training (INVEST) curriculum was developed to introduce surgical residents to basic concepts of innovation and entrepreneurship. The INVEST curriculum involves a series of 4 academic sessions teaching pillars of surgical innovation and entrepreneurship: identifying needs, value assessment, exploring feasibility, and telling a story. We prospectively examined participant perceptions before and after the INVEST curriculum. This longitudinal survey study included consecutive surgical trainees in their first year of training across 9 surgical specialties who partook in the INVEST curriculum at McMaster University. The primary outcome was change in perceived ability to succeed in achieving meaningful contributions to surgical innovation. Change in willingness to complete future training in surgical innovation was a secondary outcome. We used McNemar tests and Wilcoxon matched-pairs signed-rank tests to analyze differences in pre- and postcourse data. Forty-seven residents attended the INVEST sessions and 36 completed both the pre- and post-INVEST surveys (76.6%). The mean age of respondents was 27.0 years and 53.2% were female. Resident confidence in health care innovation and entrepreneurship knowledge improved 2.2-fold (14.9% to 33.3%, p < 0.01) following completion of the INVEST curriculum. The curriculum sparked interest in further education among 17% of participants, while reducing interest in 14%. Participants' self-perceived ability to partake in entrepreneurial exploits increased following completion of the INVEST curriculum. Similar to training curricula in research, entrepreneurship education sparked interest in some, while decreasing interest in others. Early exposure to entrepreneurship in surgical training may help residents identify opportunities for investment of time. Le curriculum Innovation and Entrepreneurship in Surgical Training (INVEST) a été conçu pour inculquer aux résidents et résidentes en chirurgie les concepts de base de l’innovation et de l’entrepreneuriat. Le curriculum INVEST comprend une série de 4 séances éducatives portant sur les piliers de l’innovation chirurgicale et de l’entrepreneuriat : repérage des besoins, évaluation de la valeur, exploration de la faisabilité et récits. Nous avons examiné de façon prospective les perceptions des personnes participantes avant et après leur participation au curriculum INVEST. Cette étude longitudinale comprenait des résidents consécutifs et résidentes consécutives dans leur première année de résidence en chirurgie, parmi 9 spécialités chirurgicales, ayant pris part au curriculum INVEST à McMaster University. Le critère d’évaluation principal était la variation de la capacité perçue à apporter des contributions importantes en matière d’innovation chirurgicale. La variation dans le désir de terminer une résidence future dans un domaine d’innovation chirurgicale constituait un critère secondaire. Nous avons utilisé les différences analysées au moyen des tests de McNemar et des tests de Wilcoxon pour observations appariées pour les données obtenues avant et après la formation INVEST. Parmi les 47 résidents et résidentes ayant participé aux séances INVEST, 36 ont répondu aux sondages avant et après le curriculum (76,6%). L’âge moyen des personnes ayant répondu était de 27,0 ans, et 53,2% étaient de sexe féminin. La confiance des résidents et résidentes en matière d’innovation dans le domaine des soins de santé et de connaissances en matière d’entrepreneuriat a été multipliée par 2,2 (14,9% à 33,3%, p < 0,01) une fois le curriculum INVEST terminé. Ce parcours a stimulé l’intérêt de 17% des participants et participantes à poursuivre une formation tandis qu’il a freiné cet intérêt chez 14%. La perception des participants et participantes de leur capacité à prendre part à des exploits entrepreneuriaux a augmenté une fois le curriculum INVEST terminé. Tout comme le parcours de formation en recherche, la formation entrepreneuriale a suscité l’intérêt de certaines personnes alors qu’elle a eu l’effet contraire chez d’autres. Une exposition précoce à l’entrepreneuriat au cours de la formation en chirurgie peut aider les résidents et résidentes à repérer les occasions dans lesquelles investir leur énergie.
The direct anterior approach for total hip arthroplasty (DAA THA) is believed to be a tissue-sparing approach that aims to spare the short external rotator (SER) tendons and posterior capsule, but the rate of SER release is unknown. We sought to prospectively determine the early appreciable percentage of SER tendon release among patients undergoing DAA THA for osteoarthritis using magnetic resonance imaging (MRI). We recruited participants undergoing DAA THA for osteoarthritis for this single-centre, prospective study. All participants underwent a 1.5 T MRI preoperatively and 3 months postoperatively. The surgeon recorded the status of SER tendons intraoperatively. Two fellowship-trained musculoskeletal radiologists independently reviewed MRIs for integrity of SER tendons at each time point. We recruited 25 participants with Kellgren-Lawrence grade 3 or 4 osteoarthritis. The average age was 65 (range 51 to 80) years, and the average body mass index was 28.2 (range 21.2 to 40.8). Of the 25 participants, 13 (52%) were male; 14 (56%) participants were undergoing THA for their left hip. On preoperative MRI, all SER tendons were intact. Intraoperatively, the surgeon reported 2 (8%) purposeful releases of the obturator internus for assistance on exposure and no purposeful piriformis or obturator externus releases. On postoperative MRI, consensus reading concluded complete release of the obturator internus in all participants (100%), piriformis release in 72% of participants, and obturator externus release in 4% of participants. We observed significant differences between SER tendon integrity on postoperative MRI and the surgeon's reported releases for obturator internus and piriformis (p < 0.001). Given the complexity of attachment of conjoint and piriformis tendons to the lateral capsule and appropriate stem positioning, release of these tendons viewed on MRI is inevitable. This may be owing to their inadvertent release during capsular exposure, as these tendons merge with the capsule, or during lateralization and posterization rasping of the femoral broach, especially for the obturator internus. L’abord antérieur direct (AAD) pour l’arthroplastie totale de la hanche (ATH) permettrait d’épargner les tissus, nommément les tendons des muscles pelvitrochantériens et la capsule postérieure, mais le taux de libération des tendons des muscles pelvitrochantériens reste inconnu. Nous avons voulu déterminer de manière prospective et au moyen d’examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) le pourcentage appréciable à court terme de libération des tendons des muscles pelvitrochantériens chez les personnes qui subissent une ATH par AAD pour une arthrose. Nous avons recruté des personnes devant subir une ATH par AAD pour une arthrose afin de mener cette étude prospective dans un seul établissement. Toutes les personnes participantes ont passé un examen d’IRM 1.5 T avant la chirurgie, puis 3 mois après celle-ci. La personne ayant réalisé la chirurgie a consigné l’état des tendons des muscles pelvitrochantériens au cours de l’intervention chirurgicale. Deux radiologistes détenant une surspécialisation en imagerie musculosquelettique ont examiné de façon indépendante les IRM afin d’évaluer l’intégrité des tendons des muscles pelvitrochantériens, à chaque moment prédéterminé. Nous avons recruté 25 participants et participantes souffrant d’arthrose de grade 3 ou 4 selon l’échelle de Kellgren–Lawrence. L’âge moyen était de 65 (plage de 51 à 80) ans et l’indice de masse corporelle moyen était de 28,2 (plage de 21,2 à 40,8). Sur les 25 personnes participantes, 13 (52 %) étaient de sexe masculin; 14 (56 %) personnes devaient subir une arthroplastie totale de la hanche gauche. Aux IRM préopératoires, tous les tendons des muscles pelvitrochantériens étaient intacts. Au cours de l’intervention chirurgicale, le chirurgien a signalé 2 (8 %) libérations intentionnelles du muscle obturateur interne à des fins d’exposition, et aucune libération non intentionnelle du muscle piriforme ou du muscle obturateur externe. Selon l’interprétation consensuelle des IRM postopératoires, on a conclu que le muscle obturateur interne était complètement libéré chez toutes les personnes participantes (100 %), que le muscle piriforme était libéré chez 72 % des personnes, et que le muscle obturateur externe l’était chez 4 % des personnes. Nous avons noté des différences statistiquement significatives entre l’intégrité des tendons des muscles pelvitrochantériens observée à l’IRM postopératoire et les libérations signalées par la personne ayant réalisé la chirurgie en ce qui a trait à l’obturateur interne et au piriforme (p < 0,001). Compte tenu de la complexité de l’attache des tendons des muscles conjoint et piriforme à la capsule latérale et du positionnement adéquat de la tige, la libération de ces tendons observée à l’IRM est inévitable. Elle pourrait être attribuable à une libération involontaire durant l’exposition capsulaire, car ces tendons se confondent avec la capsule, ou durant le ruginage en latéralisation et en postérisation de la broche fémorale, particulièrement pour le muscle obturateur interne.
Despite increasing global misuse of stimulant drugs, there is a paucity of literature regarding stimulant use among trauma patients. The primary aim of this study was to assess hospital mortality among patients with stimulant intoxication who presented to level 1 trauma centres in Canada and the United States. Secondary outcomes included emergency department mortality, hospital length of stay, and admission to the intensive care unit (ICU). This is a retrospective analysis of data from the Trauma Quality Improvement Program, including patients presenting emergently to participating level 1 trauma centres from January 2017 to December 2018. We included patients aged 19 to 88 years who had positive toxicology to stimulant drugs or negative toxicology to all drugs. We adjusted for patient demographic factors in the analysis. We included 89 130 patients, with 10 017 patients (11.2%) having a positive screen for stimulants. The mean age in the stimulants cohort was 42.0 years, with a 75.9% male preponderance and mean Injury Severity Score of 9. The control cohort was older, with a mean age of 55 years, and a smaller proportion of males (63.0%, p < 0.001). We found no significant differences between emergency department mortality and length of stay in the ICU after we adjusted for confounders. Patients with stimulants in their system were predicted to spend 1.11 (95% confidence interval 1.09 to 1.13) times as many days in hospital as controls, after we accounted for confounders. Stimulant misuse is a relevant issue in the trauma population, associated with increased hospital length of stay, but no significant difference in mortality. By addressing stimulant intoxication in trauma patients, health care providers can work toward improving patient outcomes and reducing the associated health care burden. : Malgré une hausse du mésusage de médicaments stimulants à l’échelle mondiale, il y a peu de littérature portant sur leur utilisation chez les victimes de trauma. Cette étude avait pour objectif principal d’évaluer la mortalité en milieu hospitalier chez les personnes intoxiquées par des stimulants au moment de leur arrivée dans des centres de traumatologie de niveau 1 au Canada et aux États-Unis. Les critères d’évaluation secondaires comprenaient la mortalité aux urgences, la durée du séjour à l’hôpital et l’admission en unité de soins intensifs. : Il s’agit d’une analyse rétrospective de données tirées du Trauma Quality Improvement Program (programme d’amélioration des soins en traumatologie), qui portaient sur des personnes admises en urgence, de janvier 2017 à décembre 2018, dans les centres de traumatologie de niveau 1 participants. Nous avons inclus les données des personnes âgées de 19 à 88 ans dont le résultat du dépistage toxicologique était positif pour les stimulants et celles dont le résultat était négatif pour tout médicament ou toute drogue illicite. Nous avons ajusté les résultats de l’analyse pour tenir compte des facteurs démographiques. : Au total, l’analyse a porté sur 89 130 personnes, dont 10 017 (11,2 %) ayant un dépistage positif pour les stimulants. L’âge moyen dans la cohorte positive pour les stimulants était de 42,0 ans, avec une prépondérance masculine de 75,9 % et un indice moyen de gravité des blessures de 9. La cohorte témoin était plus âgée (âge moyen de 55 ans) et la proportion d’hommes, plus faible (63 %; p < 0,001). Nous n’avons relevé aucune différence significative entre les cohortes, après ajustement pour les facteurs de confusion, quant à la mortalité aux urgences et la durée du séjour en unité de soins intensifs. Après la prise en compte des facteurs de confusion, nous avons calculé que les personnes chez qui on avait détecté la présence de stimulants ont dû passer à l’hôpital un nombre de jours 1,11 fois plus élevé (intervalle de confiance à 95 % de 1,09 à 1,13) que les témoins. : Le mésusage de stimulants est une question pertinente en traumatologie; il est associé à une augmentation de la durée de séjour à l’hôpital, mais aucune différence significative n’a été observée quant à la mortalité. En tenant compte de l’intoxication par stimulants chez les personnes victimes de trauma, les prestataires de soins de santé pourront travailler à améliorer les résultats cliniques pour la patientèle et à réduire le fardeau des soins de santé associé à cette situation.
There has been considerable discussion regarding the demand for orthopedic surgery care and simultaneously the lack of employment opportunities for new graduates. We sought to understand the practice patterns and locations of orthopedic surgeons trained in Ontario. We invited 618 surgeons trained between 1992 and 2020 to participate in a survey investigating their current practice location, practice patterns, available resources, and reasons for emigration if practising outside of Canada. A total of 253 surgeons responded (40.9%), with 242 full responses. Emigration out of Canada and number of fellowships did not change with time; however, those who graduated more recently were more likely to leave out of necessity rather than interest. Graduates of the University of Ottawa were more likely to work in the United States and more likely to settle farthest from their school if they stayed in Ontario. Graduates of the University of Toronto were more likely to work within 50 km of their training program than graduates of other schools. Most surgeons described themselves as specialists (community or academic), with very few self-described generalists (12%). We found an effect of school on the probability of leaving Canada, with surgeons who graduated more recently leaving out of necessity. This suggests that more recent graduates believe there are not enough opportunities, with graduates of the University of Ottawa being the hardest hit. We also found that almost no one viewed themselves as a generalist, which suggests a re-evaluation of the goals of residency education. La demande de soins en chirurgie orthopédique et le manque de possibilités d’emploi pour les personnes nouvellement diplômées dans la discipline ont simultanément fait l’objet de nombreuses discussions. Nous avons cherché à comprendre les modèles de pratique et les lieux d’exercice des chirurgiennes et chirurgiens orthopédistes formés en Ontario. Nous avons invité 618 chirurgiennes et chirurgiens formés entre 1992 et 2020 à participer à un sondage sur leur lieu d’exercice actuel, leurs modèles de pratique, les ressources disponibles et les raisons de leur émigration en cas d’exercice à l’étranger. Au total, 253 personnes ont répondu (40,9 %), dont 242 qui ont fourni une réponse complète. L’émigration hors du Canada et le nombre de bourses de recherche n’ont pas changé au fil du temps; toutefois, les personnes les plus récemment diplômées étaient plus susceptibles de partir par nécessité plutôt que par intérêt. Les personnes diplômées de l’Université d’Ottawa étaient plus susceptibles de travailler aux États-Unis et de s’établir loin de leur université si elles demeuraient en Ontario. Les personnes diplômées de l’Université de Toronto étaient plus susceptibles de travailler à moins de 50 km de leur université que les personnes diplômées d’autres établissements. La majorité des chirurgiennes et chirurgiens se décrivaient comme des spécialistes (communautaires ou universitaires), et très peu se décrivaient comme des généralistes (12 %). Nous avons constaté que la probabilité de quitter le Canada après les études varie selon l’établissement de formation, les chirurgiennes et chirurgiens plus récemment diplômés étant plus nombreux à quitter le pays par nécessité. Ces résultats suggèrent que les possibilités d’emploi sont jugées insuffisantes par les personnes diplômées plus récemment, particulièrement celles de l’Université d’Ottawa. Nous avons également constaté que pratiquement personne ne se considérait comme une ou un médecin généraliste, ce qui suggère qu’il serait pertinent de réévaluer les objectifs de formation durant la résidence.
Surgical delays are common in public health care systems such as Canada's. Trends in wait times for elective spine surgery and their impact on outcomes remain uncharacterized. We performed a single-centre analysis of elective spine surgery data between 2009 and 2020. We assessed wait times between referral and initial consultation (T1), consultation and surgical booking (interval wait time; Ti), and booking and surgery (T2) in terms of trends and impact on perioperative outcomes (adverse events and hospital length of stay [LOS]). In total, 2041 patients were included. Over the study period, total wait time (T1+Ti+T2) increased 5.6% annually (p < 0.001). Specifically, T1 decreased 4.8% (p < 0.001), Ti increased 14.9% (p < 0.001), and T2 increased 8.5% (p < 0.001) from year to year. The cumulative increase in total wait time was 72.4%, and the cumulative increase in Ti was 301.1% over the 10-year period. Longer total wait time and Ti were associated with increased rate of adverse events (p < 0.001 and p < 0.001, respectively) and odds of adverse events (p < 0.001 and p < 0.001, respectively). Delays in all wait time intervals were associated with longer LOS (p < 0.001), with T2 having the largest effect of a 10.8% increase in LOS per 100 days of T2 (p < 0.001). Total wait times (T1+Ti+T2) for elective spine surgery significantly increased between 2009 and 2020. Ti showed the largest increase over the study period and was associated with a significant increase in adverse events. Future studies should investigate the impact of various efforts implemented and whether this translates to improved surgical outcomes and resource management. Les retards en matière d’intervention chirurgicale sont courants dans les systèmes de santé publics, comme ceux du Canada. Les tendances en ce qui concerne les temps d’attente pour une opération non urgente de la colonne vertébrale et leurs incidences sur les résultats demeurent non définies. Nous avons effectué une analyse des données relatives aux opérations non urgentes de la colonne vertébrale provenant d’un seul centre entre 2009 et 2020. Nous avons évalué les temps d’attente entre l’aiguillage et la consultation initiale (T1), la consultation et la prise de rendez-vous pour l’opération (Ti), et la prise de rendezvous et l’opération (T2) en ce qui concerne les tendances et les incidences sur les résultats périopératoires (effets indésirables et durée de l’hospitalisation [DH]). Au total, 2041 patients ont été inclus dans l’étude. Au cours de la période de l’étude, le temps d’attente total (T1 + Ti + T2) a augmenté de 5,6 % annuellement (p < 0,001). Plus précisément, le T1 a diminué de 4,8 % (p <0,001), le Ti a augmenté de 14,9 % (p < 0,001) et le T2 a augmenté de 8,5 % (p < 0,001) d’année en année. L’augmentation cumulative du temps d’attente total était de 72,4 % et l’augmentation cumulative du Ti était de 301,1 % au cours de la période de 10 ans. Des temps d’attente et de Ti accrus ont été associés à une augmentation du taux d’effets indésirables (p < 0,001 et p < 0,001, respectivement) et du risque de survenue d’effets indésirables (p < 0,001 et p < 0,001, respectivement). Les retards dans tous les intervalles de temps d’attente ont été associés à une plus longue DH (p < 0,001), le T2 ayant l’effet le plus important avec 10,8 % d’augmentation de la DH pour 100 jours de T2 (p < 0,001). Les temps d’attente totaux (T1 + Ti + T2) pour une opération non urgente de la colonne vertébrale ont augmenté de manière significative entre 2009 et 2020. L’augmentation la plus importante a été observée pour le Ti durant la période de l’étude et a été associée à une augmentation majeure de la survenue d’effets indésirables. De futures études devraient être axées sur l’incidence des divers efforts déployés afin d’observer si ces derniers se traduisent par une amélioration des résultats chirurgicaux et de la gestion des ressources.
Medical training in Canada is a long and demanding process, often accompanied by substantial financial hardships. While resident salaries tend to exceed the average Canadian income, it remains unclear whether they sufficiently address the high burden of debt and elevated living costs, particularly in urban centres such as Toronto, Vancouver, and Montréal. This cross-sectional study evaluated the affordability of resident salaries across postgraduate year (PGY) 1 to PGY5 training programs for 2024-25 by comparing them to living wages. Salary-to-living wage ratios were calculated for single adults; single parents with 1 child; and dual-income, 2-children households. Results from all 17 Canadian residency programs showed that residents consistently earn a living wage for single adults and dual-income, 2-children households. Single-parent residents were unable to earn a living wage until PGY2 in Calgary and Québec, and until PGY3 in Montréal. While most resident salaries met living wage benchmarks, some programs, including Calgary, Montréal, and Québec, fell short, forcing residents to cover the gap. Financial strain on residents persists because of high debt, limited time for cost-saving measures, and childcare costs. Residency salaries could be adjusted, with particular attention to regions with rising living expenses and family composition. La formation médicale au Canada est un processus long et exigeant, souvent accompagné d’importantes difficultés financières. Bien que les salaires des médecins en résidence dépassent généralement le revenu moyen au Canada, on ne sait pas avec certitude si cette rémunération compense adéquatement la lourdeur de l’endettement et le coût de la vie élevé, en particulier dans les grands centres comme Toronto, Vancouver et Montréal. Dans cette étude transversale, on a évalué la viabilité du salaire des médecins en résidence pour les programmes de formation de la 1re à la 5e année postdoctorale en 2024–25, et cela, en les comparant au salaire viable. Le rapport entre le salaire et le salaire viable a été calculé pour un ou une adulte célibataire, pour un parent célibataire avec 1 enfant et pour un ménage à 2 revenus avec 2 enfants. Les résultats, qui provenaient des 17 programmes de résidence au Canada, ont révélé que les médecins en résidence gagnent systématiquement un salaire viable s’il s’agit d’adultes célibataires ou de ménages à 2 revenus avec 2 enfants. Quant aux parents célibataires, leur rémunération n’atteint pas le salaire viable avant la 2e année postdoctorale à Calgary et à Québec, et pas avant la 3e année postdoctorale à Montréal. Bien que le salaire des médecins en résidence atteigne la plupart du temps le seuil du salaire viable, certains programmes (notamment à Calgary, à Montréal et à Québec) demeurent en deçà du seuil, ce qui oblige les médecins en résidence à combler l’écart. Les difficultés financières persistent malgré tout en raison d’un endettement élevé, du peu de temps disponible pour adopter des mesures de réduction des dépenses ainsi que des frais de garde d’enfants. Les salaires des médecins en résidence pourraient être adaptés, en portant une attention particulière aux régions où le coût de la vie augmente et à la composition des ménages.
Peripheral nerve injuries can be devastating - often resulting in chronic pain, disability, and diminished quality of life - but prompt referral to a peripheral nerve surgeon can facilitate diagnostic assessment, optimize surgical timing and options, and enhance functional recovery. We sought to examine the timing and referral patterns of patients with peripheral nerve injuries attending a multidisciplinary peripheral nerve clinic at a tertiary care centre. We conducted a retrospective, single-centre cohort study. We performed a chart review of all patients seen at a multidisciplinary peripheral nerve clinic at a tertiary care centre in Canada between 2017 and 2020. Data collected included demographics, injury details, referral information, and management. We included 100 patients for analysis. The median time from injury to referral was 112 (interquartile range [IQR] 40 to 367) days. Sixty percent of patients had a delayed referral (> 3 mo). After adjusting for potential confounding variables (injury level, mechanism of injury, and referral source), we found a 4% increased risk of experiencing a longer time from injury to referral for each unit increase in a patient's Rurality Index for Ontario score (adjusted rate ratio 1.04, 95% confidence interval 1.00 to 1.08). The median time from injury to operation was 244 (IQR 355) days, predominantly involving nerve procedures (n = 31/38, 82%). The study illustrates the referral patterns and timeline of care for patients with peripheral nerve injuries at a multidisciplinary nerve clinic in Canada. Patients from areas of higher rurality indices have a higher risk of experiencing increased time from injury to referral. Les lésions nerveuses périphériques peuvent être dévastatrices, entraînant souvent douleur chronique, incapacité et baisse de la qualité de vie. Toutefois, l'orientation rapide vers un ou une spécialiste de la chirurgie des nerfs périphériques peut faciliter l'évaluation diagnostique, optimiser le moment de l'intervention chirurgicale ainsi que les options thérapeutiques, et améliorer le rétablissement fonctionnel. Nous avons voulu examiner le délai et les modalités de l'aiguillage de personnes atteintes de lésions nerveuses périphériques ayant été orientées vers la clinique multidisciplinaire des nerfs périphériques d'un centre de soins tertiaires. MÉTHODES : Nous avons mené une étude de cohorte rétrospective monocentrique. Nous avons passé en revue les dossiers de l'ensemble des personnes vues à la clinique multidisciplinaire des nerfs périphériques d'un centre de soins tertiaires canadien entre 2017 et 2020. Les données recueillies comprenaient les caractéristiques démographiques, les détails concernant la lésion ainsi que les renseignements relatifs à l'aiguillage et à la prise en charge. RÉSULTATS : Nous avons inclus 100 personnes dans l'analyse. Le délai médian entre la lésion et l'orientation était de 112 (intervalle interquartile [IIQ] de 40 à 367) jours. Chez 60 % des personnes, l'aiguillage avait été tardif (plus de 3 mois). Après correction pour tenir compte des potentielles variables confondantes (siège et mécanisme de la lésion, et origine de l'aiguillage), nous avons constaté une augmentation de 4 % du risque d'un délai plus long entre la lésion et l'aiguillage pour chaque augmentation d'une unité de l'indice de ruralité de l'Ontario (rapport des taux corrigé de 1,04, intervalle de confiance à 95 % de 1,00 à 1,08). Le délai médian entre la lésion et l'intervention chirurgicale était de 244 jours (IIQ de 355), et les interventions concernaient principalement les nerfs (n = 31/38, 82 %). Cette étude illustre les caractéristiques de l'aiguillage et la chronologie de la prise en charge des personnes atteintes de lésions nerveuses périphériques suivies dans une clinique multidisciplinaire des nerfs périphériques au Canada. Les personnes provenant de régions à l'indice de ruralité plus élevé courent un risque accru de délai plus long entre la lésion et l'aiguillage.
Curative-intent surgical treatment for hepatocellular carcinoma (HCC) varies in complexity and resource requirements, potentially leading to regional disparities in access. We sought to assess the incidence of HCC and geographic variation in access to treatment (liver transplantation or resection) and outcomes across Ontario. We conducted a retrospective, population-based cohort study using ICES administrative data of patients who received a first HCC diagnosis in Ontario between 2004 and 2021. We stratified patients by Local Health Integration Network (LHIN) to evaluate regional differences in treatment and outcomes. Descriptive statistics summarized demographics, treatment patterns, and survival outcomes. We included 18 494 patients with a mean age of 63.4 (standard deviation 5.3) years, of whom 37.2% were female and 10.6% lived in rural areas. The age- and sex-standardized incidence rate of HCC was 16.8 per 100 000 people, with metabolic-associated steatotic liver disease as the leading cause (55.1%). Treatment varied by region, with most surgeries performed in urban areas. Survival differed significantly, with the top 3 LHINs located in central Ontario and the poorest outcomes in remote regions. Geographic differences in surgical treatment and survival observed across Ontario are likely multifactorial and may reflect differences in clinical presentation, patient demographics, and system-level factors influencing care pathways. These differences highlight opportunities to strengthen HCC care delivery and coordination across the province. Les traitements chirurgicaux à visée curative contre le carcinome hépatocellulaire (CHC) se présentent avec des degrés de complexité et des besoins en ressources divers, menant potentiellement à des disparités régionales en matière d'accès. Nous cherchons à évaluer l'incidence du CHC et les variations géographiques de l'accès aux traitements (transplantation ou résection hépatique) et leurs résultats en Ontario. MÉTHODES : Nous avons réalisé une étude de cohorte rétrospective de population fondée sur des données administratives de l'Institut de recherche en services de santé (IRSS) provenant de patients ayant obtenu un premier diagnostic de CHC entre 2004 et 2021, en Ontario. Nous avons regroupé les patients selon leur Réseau local d'intégration des services de santé (RLISS) afin d'évaluer les différences régionales au niveau des traitements et des résultats. Les statistiques descriptives récapitulent les données démographiques, les modalités thérapeutiques et les chances de survie. RÉSULTATS : Nous avons inclus 18 494 malades ayant un âge moyen de 63,4 (écarttype de 5,3) ans, dont 37,2 % étaient de sexe féminin et 10,6 % résidaient en milieu rural. Les taux d'incidence normalisés selon l'âge et le sexe du CHC étaient de 16,8 par 100 000 habitants, avec comme cause principale la stéatose hépatique associée à un dysfonctionnement métabolique (55,1 %). Les avenues thérapeutiques variaient selon les régions, avec la grande majorité des interventions chirurgicales réalisées en zones urbaines. Les taux de survie variaient grandement, les 3 meilleurs RLISS se situant dans le centre de l'Ontario et ceux présentant les moins bons résultats étant situés en régions éloignées. Les différences géographiques en matière de traitements chirurgicaux et de taux de survie observées à travers l'Ontario sont probablement multifactorielles et peuvent être le reflet de différences dans le tableau clinique et les caractéristiques démographiques des patients ainsi que d'autres facteurs systémiques influençant les trajectoires de soins. Ces différences mettent en lumière des occasions de renforcer la prestation des soins contre le CHC, de même que la coordination à l'échelle de la province.
Obesity has been linked to higher rates of postoperative complications, delayed wound healing, reoperation, and re-revision rate following revision total knee arthroplasty (RTKA). This study examined the impact of obesity across various weight classes on RTKA outcomes: healthy weight (body mass index [BMI] < 25); overweight (BMI 25 to 29.9); class I obesity (BMI 30 to 34.9); class II obesity (BMI 35 to 39.9); class III, type 1 obesity (BMI 40 to 44.9); class III, type 2 obesity (BMI 45 to 49.9); and severe class III obesity (BMI ≥ 50). We retrospectively reviewed an institutional database of patients who underwent RTKA over a period of 15 years. Data on demographics, re-revision rate, RTKA survivorship, postoperative complications, mortality rate, readmissions, 90-day costs, and functional outcomes were collected. Comparisons among BMI groups were made with Kruskal-Wallis tests for non-normal data and χ2 and Fisher exact tests for categorical data. A total of 550 patients were included in the study, categorized into 7 BMI groups. The overall re-revision rate was 17%, with the BMI 45 to 49.9 (hazard ratio [HR] 2.4, p = 0.028) and BMI ≥ 50 (HR 2.8, p = 0.007) groups experiencing the highest risk. Implant survival in these groups declined to 70% at 4 years and 40% at 10 years, which was significantly lower than in patients with a lower BMI (p = 0.001). Secondary outcomes revealed that a BMI ≥ 50 was associated with higher 90-day readmission, superficial and deep infection rates, and increased 90-day costs (all p < 0.05), whereas functional improvements following RTKA were comparable across BMI groups (all p > 0.05). A BMI of 45 to 49.9 and ≥ 50 are risk factors for re-revision, postoperative infection, and readmission rates and increase the 90-day costs associated with RTKA. L’obésité a été associée à des taux plus élevés de complications postopératoires, à un retard de cicatrisation ainsi qu’à une augmentation des taux de réintervention et de nouvelle reprise après une reprise d’arthroplastie totale du genou (ATG). La présente étude a examiné l’effet de l’obésité sur les résultats d’une reprise d’ATG selon différentes catégories de poids : poids santé (indice de masse corporelle [IMC] < 25), surpoids (IMC de 25 à 29,9), obésité de classe I (IMC de 30 à 34,9), obésité de classe II (IMC de 35 à 39,9), obésité de classe III, type 1 (IMC de 40 à 44,9), obésité de classe III, type 2 (IMC de 45 à 49,9) et obésité de classe III grave (IMC ≥ 50). Nous avons procédé à une revue rétrospective d’une base de données institutionnelle regroupant des patients et patientes ayant subi une reprise d’ATG sur une période de 15 ans. Les données recueillies comprenaient les caractéristiques démographiques, le taux de nouvelle reprise, la survie de la reprise d’ATG, les complications postopératoires, le taux de mortalité, les réadmissions, les coûts à 90 jours et les résultats fonctionnels. Nous avons procédé aux comparaisons entre les groupes d’IMC à l’aide du test de Kruskal-Wallis pour les données de distribution non normale et à l’aide du test du χ2 et du test exact de Fisher pour les données catégorielles. Nous avons inclus dans l’étude 550 personnes, réparties en 7 groupes d’IMC. Le taux global de nouvelle reprise était de 17 %, les groupes IMC de 45 à 49,9 (rapport de risques [HR, pour hazard ratio] 2,4, p = 0,028) et IMC ≥ 50 (HR 2,8, p = 0,007) présentant le risque le plus élevé. La survie de l’implant dans ces groupes est tombée à 70% à 4 ans et à 40% à 10 ans, ce qui était significativement inférieur à la survie de l’implant observée chez les personnes ayant un IMC plus faible (p = 0,001). Les résultats secondaires ont montré qu’un IMC ≥ 50 était associé à un taux plus élevé de réadmission à 90 jours et d’infections superficielles et profondes, ainsi qu’à une augmentation des coûts à 90 jours (toutes les valeurs de p < 0,05), tandis que les améliorations fonctionnelles après la reprise d’ATG étaient comparables entre les groupes d’IMC (toutes les valeurs de p > 0,05). Un IMC de 45 à 49,9 et un IMC ≥ 50 sont des facteurs qui augmentent le risque de nouvelle reprise, d’infection postopératoire et de réadmission, de même que les coûts à 90 jours associés à la reprise d’ATG.
People experiencing homelessness suffer from a high burden of surgical conditions and face many barriers to accessing care. Our aim was to describe the unmeasured and unmet need of surgical care through outpatient surgical referrals. This is a retrospective review of electronic patient charts from the Shelter Health Network, a health care and social service organization serving people experiencing homelessness in Hamilton, Ontario, Canada. The review spanned a 2-year period from 2017 to 2018 and included referrals to all outpatient surgical services (except ophthalmology) and endoscopy. In total, 167 surgical referrals were sent for 129 patients over the 2-year period. The average age of patients was 46 years, and 95% had provincial health insurance. Among referrals, 93% resulted in a scheduled appointment, and 58% resulted in the patient seeing a surgical provider. Overall, 61 surgical procedures were proposed and 64% of these were completed. Major procedures were completed at a higher rate than minor procedures. Patient, provider, and system factors contributed to patients not receiving care. To our knowledge, this is the first study to describe outpatient surgical referrals by primary care providers for people experiencing homelessness. There were significant gaps in both the accessing of surgical consultation and in the completion of proposed surgical procedures. These represent an ongoing unmet need for surgical care. We divided barriers into systemic, provider, and patient barriers, and those that have direct applications to policy and practice. Les personnes en situation d’itinérance sont lourdement touchées par des affections nécessitant une intervention chirurgicale et rencontrent de nombreux obstacles à l’accès aux soins. Notre objectif était de décrire le besoin non mesuré et non satisfait de soins chirurgicaux dans les demandes de consultation chirurgicale en contexte ambulatoire. Nous avons fait une revue rétrospective des dossiers électroniques de patients du Shelter Health Network, une organisation de soins de santé et de services sociaux servant des personnes en situation d’itinérance à Hamilton (Ontario, Canada). Cette revue couvre une période de 2 ans de 2017 à 2018, et inclut les demandes de consultation pour tous les services chirurgicaux ambulatoires (sauf l’ophtalmologie) et l’endoscopie. Au total, 167 demandes de consultation chirurgicale ont été envoyées pour 129 patientes et patients en 2 ans. L’âge moyen était de 46 ans, et 95 % des personnes concernées avaient une assurance maladie provinciale. Parmi les demandes de consultation, 93 % ont mené à un rendez-vous planifié, et 58 % des patientes et patients ont rencontré une ou un prestataire de soins chirurgicaux. Au total, 61 interventions chirurgicales ont été proposées, et 64 % de celles-ci ont eu lieu. Un pourcentage plus élevé des interventions majeures proposées a eu lieu, comparativement aux interventions mineures. Des facteurs liés à la patientèle, aux prestataires et au système ont contribué aux soins non reçus. À notre connaissance, il s’agit de la première étude à décrire les demandes de consultation chirurgicale en contexte ambulatoire par des fournisseurs de soins primaires pour les personnes en situation d’itinérance. Nous avons repéré des lacunes considérables autant dans l’accès aux consultations chirurgicales que dans la réalisation des interventions proposées. Celles-ci représentent un besoin toujours non satisfait de soins chirurgicaux. Nous avons classé les obstacles en catégories : ceux liés au système, aux prestataires et à la patientèle, et ceux qui ont des applications directes pour les politiques et les pratiques.
Major upper-extremity amputation, defined as loss above the wrist, profoundly affects all aspects of life and imposes substantial health care burdens. Standard care involves prosthetics, which have limitations, while vascularized composite allotransplantation (VCA) offers improved functionality but raises cost-effectiveness concerns. We sought to evaluate health care use and cost of major upper-extremity amputation in Ontario. We conducted a 20-year retrospective matched-cohort study using administrative health care data from Ontario. We matched patients with major upper-extremity amputations (April 2002 to March 2023) 4:1 with general population and hospital-based trauma controls. We analyzed health care use and costs by follow-up duration (1 yr, 1 to 4 yr, 5 to 9 yr, > 10 yr). We identified 617 patients with a mean follow-up of 6.95 years, including 41.7% with traumatic amputations and 58.3% with nontraumatic amputations. Forearm-level amputations were most common. Median health care costs were $52 661 (interquartile range [IQR] $22 009 to $120 120) for traumatic amputations and $90 928 (IQR $43 128 to $213 034) for nontraumatic amputations, both exceeding controls. Bilateral amputations incurred higher costs than unilateral amputations ($104 895 [IQR $41 290 to $243 967] for traumatic and $117 006 [IQR $68 447 to $226 491] for nontraumatic cases), excluding prosthetics. Total treatment costs with myoelectric prosthetics exceeded $344 895 for patients with bilateral amputations and $171 860 for those unilateral amputations, surpassing prior projections. Although lifetime VCA costs remain higher than for prosthetics, the lack of Canadian utility measures, societal cost data, and return-to-work outcomes underscores the need for further study to assess whether the functional and quality-of-life benefits could justify these expenditures for patients with bilateral amputations. L’amputation majeure d’un membre supérieur, définie comme étant une perte au-dessus du poignet, a des répercussions considérables sur tous les aspects de la vie et entraîne de lourds fardeaux pour le système de soins de santé. Les soins habituels comprennent les prothèses, lesquelles ont des limites, et l’allogreffe composite vascularisée, qui offre une meilleure fonction, mais augmente les préoccupations en matière d’intérêt économique. Nous avons voulu évaluer le recours aux soins de santé et les coûts liés à une amputation majeure d’un membre supérieur en Ontario. Nous avons mené une étude de cohorte appariée rétrospective sur 20 ans au moyen des données administratives sur les soins de santé de l’Ontario. Nous avons apparié des patients et patientes ayant subi une amputation majeure d’un membre supérieur (avril 2002 à mars 2023) selon un rapport 4:1 avec la population générale et des témoins victimes de traumas hospitalisés. Nous avons analysé le recours aux soins de santé et les coûts en fonction de la durée du suivi (1 an, de 1 à 4 ans, de 5 à 9 ans et plus de 10 ans). Nous avons repéré 617 patients et patientes ayant été suivis pendant 6,95 ans en moyenne, dont 41,7 % avaient subi une amputation traumatique et 58,3 %, une amputation non traumatique. Les amputations au niveau de l’avantbras étaient très fréquentes. Les coûts médians liés aux soins de santé étaient de 52 661 $ (intervalle interquartile [IIQ] 22 009 $ à 120 120 $) pour les amputations traumatiques et de 90 928 $ (IIQ 43 128 $ à 213 034 $) pour les amputations non traumatiques; les coûts de ces 2 catégories d’interventions surpassaient ceux associés aux témoins. Les amputations bilatérales ont entraîné des coûts plus élevés que ceux liés aux amputations unilatérales (104 895 $ [IIQ 41 290 $ à 243 967 $] pour les amputations traumatiques et 117 006 $ [IIQ 68 447 $ à 226 491 $] pour les amputations non traumatiques); les prothèses n’étaient pas incluses dans ces coûts. Les coûts totaux du traitement par des prothèses myoélectriques étaient supérieurs à 344 895 $ pour les personnes ayant subi une amputation bilatérale et à 171 860 $ pour celles ayant subi une amputation unilatérale, ce qui a surpassé les prévisions antérieures. Bien que le coût des allogreffes composites vascularisées portant sur la vie entière demeure plus élevé que celui des prothèses, le manque de données relatives à l’utilité, de données probantes sur les coûts sociétaux et de résultats liés au retour au travail au Canada souligne le besoin de réaliser davantage d’études afin d’évaluer si les bienfaits en matière de fonction et de qualité de vie pourraient justifier ces dépenses pour les personnes ayant subi une amputation bilatérale.
Although surgical outcomes among octogenarian patients are well documented, evidence for nonagenarian patients is limited. We sought to compare surgical outcomes between these age groups to guide clinical decision-making. We conducted a retrospective cohort study (2013 to 2023) with 1:1 propensity-score matching. We included patients aged 80 to 99 years who underwent general surgery. The primary outcome was 30-day all-cause mortality. Secondary outcomes included 90-day and 1-year mortality, functional status at last follow-up, complications (Clavien-Dindo classification), and hospital readmissions. From 700 screened patients aged 80 to 99 years who underwent general surgery, 174 met inclusion criteria (73 nonagenarian and 101 octogenarian patients), yielding 73 matched pairs for analysis. Nonagenarian patients had significantly higher 30-day mortality (26.0% v. 9.6%, p = 0.02), 90-day mortality (49.3% v. 23.3%, p = 0.002), and 1-year mortality (75.3% v. 39.7%, p < 0.001) than octogenarian patients. At last follow-up (median 11 to 12 mo), poor functional status was observed in 34.2% of nonagenarian versus 23.3% of octogenarian patients. Hospital readmissions within 30 days occurred in 42.5% of nonagenarian versus 21.9% of octogenarian patients (p = 0.002). Despite propensity matching, the Fried frailty phenotype remained significantly imbalanced between groups (standardized mean difference 0.714, p < 0.001). Nonagenarian patients face substantially worse surgical outcomes than octogenarian patients, with nearly triple the 30-day mortality and high rates of functional impairment among survivors. The persistent frailty imbalance despite matching suggests inherent selection bias in surgical nonagenarians. Unlike octogenarians, for whom selective surgery may be justified, these findings support careful consideration of nonoperative management as the default approach for nonagenarians, with surgery reserved for highly select cases after comprehensive geriatric assessment and thorough shared decision-making with the patient. Bien que les résultats chirurgicaux chez la patientèle octogénaire soient bien documentés, les données probantes concernant les nonagénaires sont limitées. Nous avons donc entrepris de comparer les résultats chirurgicaux au sein de ces groupes d’âge afin de guider la prise de décision clinique. Nous avons effectué une étude de cohorte rétrospective (2013 à 2023) avec appariement 1:1 selon le score de propension. Notre étude a porté sur des patients et patientes de 80 à 99 ans ayant subi une intervention chirurgicale non urgente. Le paramètre d’évaluation principal était la mortalité toutes causes confondues à 30 jours. Les paramètres d’évaluation secondaires étaient la mortalité à 90 jours et à 1 an, l’état fonctionnel au dernier suivi, les complications (classification de Clavien–Dindo) et les réhospitalisations. Sur les 700 patientes et patients de 80 à 99 ans ayant subi une intervention chirurgicale non urgente, 174 répondaient aux critères d’inclusion (73 nonagénaires et 101 octogénaires), pour un total de 73 paires appariées aux fins de l’analyse. Dans le groupe des nonagénaires, on a noté une augmentation significative de la mortalité à 30 jours (26,0 % c. 9,6 %, p = 0,02), de la mortalité à 90 jours (49,3 % c. 23,3 %, p = 0,002) et de la mortalité à 1 an (75,3 % c. 39,7 %, p < 0,001) par rapport au groupe des octogénaires. Au dernier suivi (médiane de 11 à 12 mois), un mauvais état fonctionnel a été observé chez 34,2 % des nonagénaires comparativement à 23,3 % des octogénaires. Le taux de réhospitalisation dans les 30 jours était de 42,5 % chez les nonagénaires comparativement à 21,9 % chez les octogénaires (p = 0,002). Malgré l’appariement selon le score de propension, le déséquilibre marqué entre les phénotypes de fragilité de Fried des 2 groupes s’est maintenu (différence moyenne normalisée de 0,714; p < 0,001). Les résultats chirurgicaux sont nettement moins favorables chez les nonagénaires que chez les octogénaires, avec notamment une mortalité à 30 jours près de 3 fois plus élevée et des taux élevés d’atteinte fonctionnelle chez les survivants. Le déséquilibre persistant sur le plan de la fragilité malgré l’appariement semble indiquer un biais de sélection inhérent chez les nonagénaires s’apprêtant à subir une intervention chirurgicale. Alors que chez les octogénaires, une intervention chirurgicale sélective pourrait être justifiée, ces résultats appellent à une réflexion approfondie sur la prise en charge non chirurgicale en tant que stratégie par défaut chez les nonagénaires, la chirurgie étant alors réservée à un nombre de cas très limité après une évaluation gériatrique approfondie et une prise de décision partagée avec le patient ou la patiente.
Demand for reconstructive surgery postmastectomy has risen, prompting evaluation of its economic impact in a publicly funded health care system. We sought to explore factors associated with increased costs of hospital admission following autologous breast reconstruction. We conducted a retrospective cohort study involving patients who underwent autologous breast reconstruction in Ontario, Canada (2005 to 2020). Patients received either a pedicled transverse rectus abdominis myocutaneous (TRAM) flap or free tissue transfer. We analyzed costs from the hospital perspective, from admission to discharge. We used generalized linear models with a γ distribution to identify cost-associated factors. Of 2634 patients, 378 (14.4%) underwent pedicled TRAM and 2256 (85.7%) underwent free flap reconstruction. The median cost of hospital admission was $8816 (interquartile range $3383 to $90 974). Univariate analysis identified cost drivers including length of stay, reconstruction type, age, income quintile, laterality, and emergency reoperation. Multivariable analysis showed increased costs associated with free flap reconstruction (13% increase, 95% confidence interval [CI] 5% to 22%; p < 0.001), age older than 70 years (31% increase, 95% CI 7% to 61%; p < 0.01), lower income quintile (10% increase, 95% CI 3% to 18%; p = 0.01), and bilateral reconstruction (11% increase, 95% CI 1% to 23%; p = 0.03). Hospital type, geographic region, timing of reconstruction, comorbidities, and rurality were not significantly associated with cost. Free flap reconstruction, bilateral procedures, and advanced age are key drivers of hospital admission costs. These findings may inform policy and resource-allocation strategies in publicly funded systems to optimize value in breast reconstruction care. La demande pour la chirurgie reconstructive post-mastectomie a augmenté, ce qui motive l’évaluation de ses conséquences sur le plan économique au sein d’un système de soins de santé public. Nous avons voulu étudier les facteurs associés à l’augmentation des coûts de l’hospitalisation suivant une reconstruction mammaire autologue. Nous avons effectué une étude de cohorte rétrospective comprenant des personnes ayant subi une reconstruction mammaire autologue en Ontario, au Canada, entre 2005 et 2020. Ces personnes ont subi une chirurgie reconstructive au moyen soit d’un lambeau de grand droit abdominal (lambeau TRAM) pédiculé, soit d’un lambeau libre. Nous avons analysé les coûts du point de vue d’un hôpital, de l’admission au congé. Nous avons utilisé des modèles linéaires généralisés avec une distribution G pour repérer les facteurs associés au coût. Au total, 2634 personnes avaient subi une intervention : une reconstruction au moyen d’un lambeau TRAM pédiculé chez 378 (14,4 %) et une reconstruction au moyen d’un lambeau libre chez 2256 (85,7 %). Le coût médian de l’hospitalisation était de 8816 $ (intervalle interquartile 3383 $ à 90 974 $). Une analyse univariée a permis de repérer les inducteurs de coûts, y compris la durée de l’hospitalisation, le type de reconstruction, l’âge, le quintile de revenu, la latéralité et la réintervention urgente. Une analyse multivariée a révélé une augmentation des coûts associés à la reconstruction au moyen d’un lambeau libre (augmentation de 13 %, intervalle de confiance [IC] à 95 % de 5 % à 22 %; p < 0,001), à un âge supérieur à 70 ans (augmentation de 31 %, IC à 95 % de 7 % à 61 %; p < 0,01), à un quintile de revenu faible (augmentation de 10 %, IC à 95 % de 3 % à 18 %; p = 0,01) et à une reconstruction bilatérale (augmentation de 11 %, IC à 95 % de 1 % à 23 %; p = 0,03). Le type d’hôpital, la région géographique, le moment de la reconstruction, les maladies concomitantes et la ruralité n’étaient pas significativement associés au coût. La reconstruction au moyen d’un lambeau libre, les procédures bilatérales et l’âge avancé sont des facteurs clés influençant les coûts relatifs à l’hospitalisation. Ces résultats pourraient guider les stratégies en matière de politiques et d’affectation des ressources dans les systèmes de soins de santé publics afin d’optimiser la valeur dans les soins liés à la reconstruction mammaire.