In this article, we illustrate the value of combining ecological theory and silviculture through the example of continuous cover forestry in mixed stands and the use of a forest dynamics model that addresses research questions in ecology and biogeography (MATREEX). In a context where diversification is a strategy promoted for the adaptation of forests to climate change, we explore how different species coexistence mechanisms (negative frequency dependence, relative nonlinearity, recruitment-survival trade-off) can be translated into silvicultural actions and test their effectiveness in terms of species coexistence. Our study focuses on two types of mixed stands known to be difficult to manage between sessile oak (Quercus petraea (Matt.) Liebl.) and common beech (Fagus sylvatica L.), on the one hand, and silver fir (Abies alba Mill.) and Scots pine (Pinus sylvestris L.), on the other hand.We show that preferential selection of the most abundant species (negative frequency dependence), which is easy to implement and already used in forest management, is very effective in favouring the least competitive species in the stand. The other mechanisms tested have only a limited influence on species proportions. Although these results must be interpreted with caution, taking into account the limitations of the model used, they provide initial findings that can be explored further using other approaches and give rise to hypotheses that can be tested in situ. Dans cet article, nous illustrons l’intérêt de coupler théorie écologique et sylviculture au travers de l’exemple de la sylviculture mélangée à couvert continu et de l’utilisation d’un modèle de dynamique forestière essentiellement mobilisé pour aborder des questions de recherche en écologie et biogéographie (MATREEX). Dans un contexte où la diversification représente une stratégie promue pour l’adaptation des forêts au changement climatique, nous explorons comment différents mécanismes de coexistence des espèces (fréquence-dépendance négative, non-linéarité relative, compromis recrutement-survie) peuvent être traduits en actions sylvicoles et testons leur efficacité en termes de maintien de mélanges. Notre étude porte sur deux mélanges connus pour être difficiles à conduire en sylviculture : entre chêne sessile (Quercus petraea (Matt.) Liebl.) et hêtre commun (Fagus sylvatica L.) d’une part, et entre sapin pectiné (Abies alba Mill.) et pin sylvestre (Pinus sylvestris L.) d’autre part. Nous montrons que la sélection préférentielle de l’espèce la plus abondante (fréquence-dépendance négative), par ailleurs aisée à mettre en œuvre et déjà appliquée en gestion forestière, s’avère très efficace pour le maintien de l’espèce la moins compétitive dans le mélange. Les autres mécanismes testés n’exercent qu’une influence limitée sur les taux de mélange. Bien que ces résultats doivent être interprétés avec précautions en tenant compte des limites du modèle utilisé, ils permettent de dégager de premiers éléments à approfondir avec d’autres approches et de faire émerger des hypothèses à tester in situ.
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arXiv · 2024-07-30
arXiv · 2024-09-22
arXiv · 2017-10-03