Surgeon case conferences (SCCs) involve same-phenotype surgeons (i.e., surgeons who perform similar procedures such as orthopedic or vascular surgeons) meeting to discuss upcoming consecutive cases; other specialties are excluded to ensure a focus on surgical considerations. Given that some studies found that SCCs sometimes led to treatment plan changes among patients with gastrointestinal malignancies, we sought to test SCCs in vascular surgery. A pre-study workshop with researchers and vascular surgeons at a single institution produced relevant SCC elements, including the decision to focus on aortic procedures; definitions of major (e.g., convert from open to endovascular approach) and minor (e.g., additional preoperative testing) treatment changes; and an aortic SCC form. The form facilitated collection of data related to the initial treatment plan, the consensus treatment plan, and a description of treatment plan changes. During subsequent SCCs, for each patient, the primary surgeon presented their initial treatment plan, a confidence score for this plan (on a Likert scale of 1 to 5, from no to high confidence), and patient details. Subsequent group discussion produced a consensus treatment plan and a description of any plan changes. Study outcomes included rates of major and minor change from the primary surgeon's initial plan to the consensus plan, and confidence scores for patients with and without a plan change. Six vascular surgeons from a single academic hospital with a high procedure volume reviewed 100 consecutive patients during 33 aortic SCCs over a 10-month period. The rate of change from initial to consensus treatment plans was 39%. Rates of major and minor changes were 10% and 29%, respectively. Patient and treatment measures were similar for patients with and without a treatment change. Confidence scores for initial treatment plans were similar for patients with and without a change (median score 4 and 5, respectively; p = 0.09). A structured SCC changed 39% of primary vascular surgeons' initial treatment plans related to aortic procedures, even though confidence scores in initial treatment plans were similar for patients with and without changes. Our results suggest that vascular surgeons should seek structured input from colleagues for all patient cases not just those they perceive as challenging. Les conférences de cas chirurgicales (CCC) réunissent des chirurgiens et chirurgiennes qui ont une pratique similaire — autrement dit, qui réalisent des interventions semblables, comme des chirurgies orthopédiques ou des chirurgies vasculaires — pour discuter des opérations programmées dans leur ordre consécutif. Les autres spécialités en sont exclues afin que ces réunions restent concentrées sur des considérations chirurgicales. Certaines études ont montré que, dans des cas de tumeurs malignes gastro-intestinales, les CCC entraînent parfois des modifications du plan de traitement; nous avons donc voulu les essayer en chirurgie vasculaire. Avant notre étude, un atelier regroupant des chercheuses et chercheurs ainsi que les chirurgiennes et chirurgiens vasculaires d’un même établissement nous a permis de cerner des éléments pertinents pour nos CCC, notamment la décision de nous focaliser sur les interventions aortiques, de définir les modifications thérapeutiques majeures (p. ex., passer d’une intervention ouverte à une intervention endovasculaire) et mineures (comme des examens préopératoires supplémentaires) et de créer un formulaire de CCC pour les cas aortiques. Ce formulaire a facilité la collecte des données liées au plan de traitement initial, au plan de traitement consensuel et à la description des modifications apportées. Lors des CCC subséquentes, pour chaque personne à opérer, le chirurgien principal ou la chirurgienne principale présentait son plan de traitement initial avec l’indice de confiance qu’il lui attribuait (sur une échelle de Likert allant de 1 pour « aucune confiance » à 5 pour « grande confiance ») et les renseignements cliniques pertinents. Une discussion de groupe permettait ensuite d’élaborer un plan de traitement consensuel et de décrire tout changement apporté au plan initial. Les paramètres étudiés incluaient les pourcentages de modifications majeures et mineures entre le plan initial du chirurgien principal et le plan consensuel, ainsi que les indices de confiance attribués aux interventions faites avec et sans changement du plan de traitement. Au cours de 33 CCC portant sur des chirurgies aortiques, 6 chirurgiens et chirurgiennes vasculaires d’un même hôpital universitaire à fort volume chirurgical ont étudié successivement les cas de 100 personnes à opérer sur une période de 10 mois. Le pourcentage de changement entre le plan de traitement initial et le plan de traitement consensuel était de 39 %, soit 10 % de modifications majeures et 29 % de modifications mineures. Les caractéristiques cliniques et les mesures thérapeutiques étaient similaires, qu’il y ait eu ou non modification du plan de traitement. Les indices de confiance associés aux plans initiaux restaient semblables dans les 2 groupes (médianes respectives de 4 et 5; p = 0,09). Bref, en chirurgie vasculaire, la CCC structurée a entraîné des changements dans 39 % des plans de traitement initiaux pour des interventions aortiques, et cela, même si les indices de confiance liés à ces plans initiaux restaient comparables, que les plans de traitement aient changé ou non. Nos résultats suggèrent que les chirurgiens et chirurgiennes vasculaires devraient solliciter l’avis structuré de leurs pairs pour tous les cas, et non pas seulement pour ceux qu’ils perçoivent comme complexes.
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PubMed · 2026-04-01
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