“Nature-based solutions” (NBS) are now widely referred to as a way of making anthropized ecosystems more sustainable. NBS stems from the principles of ecological engineering as conceptualized by H. T. Odum. Odum (1962), based on an approach centered on energy flows and ecosystem self-regulation. Despite their growing popularity, the implementation of these NBS remains complex and often focused solely on societal benefits, with little benefit to biodiversity. The current climate and ecological crisis calls for a reconsideration of our relationship with nature, integrating both social and ecological objectives in a new mobilization of societies and ecosystems in crisis. This is what is advocated by socio-ecological restoration, a recent concept developed during the reconstruction of coastal cities after the 2011 tsunami in Japan. This concept proposes the joint repair of ecosystems and human social cohesion, using elements of the ecosystem taken as historical landmarks before disturbance, enabling a local anchoring to regain a viable social and ecological trajectory. Socio-ecological restoration is not a classic program activity, but a social process in which several actors get involved by relying on each other, without using the expression itself. We propose to generalize this socio-ecological restoration, beyond post-disaster or post-conflict situations, to modify development practices and create real synergies between living humans and non-humans. In this respect, we use the reopening of the Bièvre River in the Paris region as an example of relevant socio-ecological restoration, because it involves the local community and responds to ecological issues. In conclusion, we make five recommendations for adapting the principles of socio-ecological restoration to the implementation of NBS, with a view to making not only our environments more resilient in the face of global change, but also those environments that concern the entire non-human living world and are often overlooked in field practices. By opting for a more eco-centric approach, NBSs could be in line with the IUCN’s initial definition, ultimately becoming Solutions Based For and By Nature, in line with the challenges of an effective ecological transition in the field. Les « solutions fondées sur la nature » (SfN) sont aujourd’hui largement mentionnées pour rendre les écosystèmes anthropisés plus durables. Les SfN émanent des principes de l’ingénierie écologique tels que conceptualisés par H. T. Odum (1962), c’est-à-dire reposant sur une approche centrée sur les flux énergétiques et l’autorégulation des écosystèmes. Malgré leur popularité croissante, la mise en œuvre de ces SfN reste complexe et souvent orientée vers les seuls bénéfices sociétaux, avec de faibles bénéfices pour la biodiversité.La crise climatique et écologique actuelle nécessite une reconsidération de notre relation à la nature, en intégrant à la fois des objectifs sociaux et écologiques dans une nouvelle mobilisation des sociétés et des écosystèmes en crise. C’est ce que prône la restauration socio-écologique, un récent concept développé lors de la reconstruction de villes côtières après le tsunami de 2011 au Japon. Ce concept propose la réparation conjointe des écosystèmes et d’une cohésion sociale humaine. Il utilise les éléments de l’écosystème pris comme repères historiques avant perturbation, ce qui permet un ancrage local et la reprise d’une trajectoire sociale et écologique viable. La restauration socio-écologique ne constitue pas une activité classique d’un programme, mais un processus social dans lequel plusieurs acteurs s’impliquent en s’appuyant les uns sur les autres.Nous proposons de généraliser cette restauration socio-écologique, au-delà des situations post-catastrophe ou post-conflit, pour modifier les pratiques d’aménagement et créer de vraies synergies entre vivants humains et non-humains. À ce titre, nous utilisons la réouverture de la rivière Bièvre dans la région de Paris comme un exemple de restauration socio-écologique pertinente, car elle implique la communauté locale et répond à des enjeux écologiques. Pour conclure, nous formulons cinq recommandations visant à adapter les principes de la restauration socio-écologique à la mise en œuvre de SfN, dans le but de rendre plus résilients face aux changements globaux non seulement nos environnements, mais aussi les environnements qui concernent l’ensemble du monde vivant non humain, souvent oubliés dans les pratiques sur le terrain. En optant ainsi pour une approche plus écocentrée, les SfN pourraient être en phase avec la définition initiale de l’IUCN, et devenir finalement des solutions fondées pour et par la nature, à la hauteur des enjeux d’une transition écologique effective sur le terrain dans les pratiques des acteurs.
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